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Ta chanson personnalisée Jean-Yves

Bonne fête!

Prend encore ton temps 🎶

Elle avait seize ans, toi t’en avais dix-huit
Le samedi soir, tu l’avais fait danser
Elle est rentrée chez elle encore toute fébrile
Elle a réveillé sa mère juste pour parler de toi
Elle avait même pas pensé à te demander ton nom
Mais elle t’avait déjà quelque part dans le cœur
Puis Kénogami vous a remis au même endroit
Six ans à vous aimer avant de vous dire oui
Cinquante-six ans plus tard, vous vous embrassez encore aujourd’hui

Tu l’embrassais en arrivant, en repartant
Même devant sa mère, déjà dans ce temps-là
Sa mère disait : « Vous êtes pas obligés devant moi! »
Cécile répondait : « Ben détourne-toi! »

Et quand tu dis « ma chérie », tout va comme d’habitude
Mais quand ça devient « Cécile »… elle connaît ton attitude.

À Gallix, deux garçons équipés tout en neuf
Toi qui savais c’que c’était de grandir à quatorze
Eux voyaient leurs affaires, toi tu voyais plus loin
La chance de leur donner c’que t’avais eu en moins
Y’a eu les noisettes, un taureau à vos trousses
À La Tuque, tes bines sous le feu toute la nuit
Pis quand ta patience finissait par lâcher :
« Ma foi du tabarnak! »… Là, valait mieux t’écouter!

T’aimes la pêche, ou le golf au matin
Une bière avec JC, un rhum avec François
Ton steak flambé au cognac, le préféré de Karine
Pis avec Mylène, parler d’argent, ça l’illumine


T’as toujours aimé prendre ton temps
Pour réfléchir, raconter doucement
Autour d’un bon repas en famille
Et quand t’es là, tout ralentit
On peut se déposer, respirer, être ici
Jaser d’une affaire sans courir après la vie
À quatre-vingts ans, on comprend mieux maintenant :
T’as pris ton temps, mais t’as surtout donné le tien

Des mains de débrouillard, toujours prêtes à aider
Mais jamais trop occupées pour prendre le temps de jouer
Elles ont fait aller Ken pis Barbie plus d’une fois
Amélie pis Romy s’en rappellent encore avec joie
Pis quand Olivier est parti pour ses études
Tu lui as donné ton Jeep pour l’aider à prendre la route

Pis des becs pis des câlins, y’en avait jamais de doute

Pis François connaît bien ce qui arrive avant de partir
Ses lunettes sur ta casquette, pis t’oublies de les lui remettre
On sait pas si tu les oublies… ou si ça te fait sourire
Aujourd’hui, il peut te le dire sans détour
T’es son modèle, son idole depuis toujours

Et peu importe combien d’années vont s’ajouter
Il restera toujours ton Juif préféré

T’as toujours aimé prendre ton temps
Pour réfléchir, raconter doucement
Autour d’un bon repas en famille
Et quand t’es là, tout ralentit


On peut se déposer, respirer, être ici
C’est drôle les petites choses que la mémoire choisit
À quatre-vingts ans, on les regarde autrement
T’as pris ton temps, mais t’as surtout donné le tien

T’as toujours aimé prendre ton temps
Pour réfléchir, raconter doucement
Autour d’un bon repas en famille
Et quand t’es là, nous autres aussi on ralentit
On peut se déposer, respirer, être ici
Regarde autour de toi tous ceux qui sont réunis
C’est dans toutes ces petites choses qu’on reconnaît ta vie

Et dans tout le temps donné à ceux qui sont les tiens
Alors pour la suite, Jean-Yves, fais comme t’as toujours fait…
Prends encore ton temps.

Nous autres, on n’est pas pressés.